Pour un troisième tour social !

lundi 30 avril 2007

Les questions sociales n’ont pu s’inviter dans la campagne électorale qui se déroule actuellement que grâce à certaines mobilisations sociales. Les préoccupations des salariés et, au-delà, de la majorité de nos concitoyens, sont d’abord celles liées aux conséquences des politiques libérales et sécuritaires : chômage, licenciement, pouvoir d’achat, pauvreté, exclusions, discriminations... Les pro­fits qui explosent, les "primes de licenciement" de plusieurs m­illions d’euros versées à certains grands patrons ont mis en lumière les inégalités qui se creusent dans société. Face à cela, on aurait pu attendre du débat électoral des réponses de fond à ces exigences. Les prin­cipaux candidats n’ont pas été porteurs de ruptures claires avec les politiques libérales en oeuvre depuis vingt-cinq ans. François Bayrou a tenté de faire oublier ses orientations libérales en se présentant comme le candidat de la troisième voie, du ni droite - ni gauche... Nicolas Sarkozy a été porteur d’un projet ultra-libéral, aggravant les inégalités et de nature réactionnaire : ses déclarations sur la pédophilie et les tendances suicidaires des jeunes qui seraient contenues dans les gènes renvoient à une vision du monde particulièrement archaïque où chacun est prédéterminé, où l’environnement social, culturel et familial ne joue aucun rôle. C’est la vision du monde portée par les conservateurs américains et les fidèles de Georges Bush. Sa proposition de "Ministère de l’identité nationale et de l’immigration" était là pour montrer, que sur ce terrain, il est meilleur que Le Pen ! Cette proposition, prônant une identité nationale imagi­naire s’inscrit directement dans la logique xénophobe de l’extrême droite : les immigrés, ou leurs enfants, seraient responsables des problèmes de la société française !

Face à cela, la réponse donnée par la candidate socialiste, déployer un drapeau bleu blanc rouge dans chaque foyer et chanter la Marseillaise, n’était pas celle que l’on aurait pu attendre d’une candidate de gauche !

Au lieu de courir après ces provocations, c’est sur le terrain d’une République sociale que nous attendions des réponses. Il ne s’agit pas d’affirmer une République formelle mais au contraire de donner un contenu aux principes républicains : liberté, égalité et fraternité. Comment faire en sorte que la liberté ne soit pas dévoyée dans le libéralisme ? Comment donner vie à l’égalité dans tous les domaines et mettre un coup d’arrêt à la montée des inégalités ? Comment faire vivre la fraternité en cassant tous les méca­nismes de discriminations, en premier lieu celles qui tou­chent les habitants des quartiers populaires ?

Dans cette campagne électorale, Solidaires a fait le choix, non pas de soutenir tel ou tel candidat-e, mais celui d’in­tervenir dans le débat citoyen à partir de ses priorités, de ses revendications et de ses propositions alternatives aux politiques libérales. Au-delà du résultat de ces élections, le syndicalisme devra être capable de proposer les mobilisations les plus unitaires et les plus larges possibles pour que ces exigences de droits, de partage des richesses et de solidarité ne soient pas oubliées.

L’Union syndicale Solidaires est attachée à un syndicalis­me de défense au quotidien des salariés et de transfor­mation sociale. Nous sommes persuadés que cette trans­formation sociale viendra d’abord des combats sociaux et des rapports de forces que nous contribuerons à créer.

Prenons nos vies en main !

Dans le public et le privé, il n’y aura pas d’état de grâce

C’est dès maintenant qu’il faut se mobiliser !

Union syndicale Solidaires de l’Ain, 30 avril 2007


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