Sortie immédiate du nucléaire !

lundi 8 octobre 2012

Solidaires Ain appelle au rassemblement du 13 octobre 2012

Quai Augagneur à Lyon

Depuis le 12 avril 1971, la contestation pacifique et plus ou moins massive du programme électronucléaire civil français n’a jamais cessé. Parmi les organisations politiques (le PSU jusqu’à son auto-dissolution fin 1989, le PCMLF jusqu’en 1985, puis le PAC jusqu’à son auto-dissolution en 1988, la LCR jusqu’en 2009, puis le NPA, les Ecologistes, les Verts jusqu’en 2010, puis EELV, etc.) et syndicales (la CFDT jusqu’en 1979, la CNT et SOLIDAIRES depuis sa création) qui ont été ou sont encore partie prenante de cette lutte, certaines se sont aussi engagées sur le terrain du refus de la bombe atomique et de l’armement nucléaire.

D’autres (Le PCF, la CGT, la CGT- FO et la FSU), qui s’opposaient à la force de frappe française et à la prolifération des armes nucléaires, ont néanmoins soutenu la création de la filière et le recours massif aux
centrales nucléaires. Au niveau associatif, les structures ont été ou sont encore nombreuses, et peu d’entre elles ont durablement réussi à être autre chose qu’un rassemblement hétéroclite : la plus importante aujourd’hui (Sortir du Nucléaire) n’échappe pas à cette règle. Le mois dernier, la Marche pour la Vie pour l’arrêt immédiat du nucléaire faisait encore étape à Marcoule, manifestait devant AREVA et débattait avec les travailleurs du site nucléaire.

Les raisons pour lesquelles nous souhaitons sortir du nucléaire civil le plus vite possible sont les suivantes : cette énergie, qui est dangereuse pour la santé des populations et des travailleurs du nucléaire, n’est (1) ni renouvelable, (2) ni respectueuse de l’environnement, (3) ni réversible, (4) ni véritablement
contrôlable par la population et les travailleurs du nucléaire, (5) ni même porteuse d’espoir technologique. Et cela, c’est en fonctionnement normal, lorsqu’il n’y a pas de Three Mile Island, de Tchernobyl ou de Fukushima.

(1) Cette énergie n’est pas renouvelable, car comme le charbon et le pétrole, elle nécessite entre autres de l’uranium, que l’on extrait des mines au mépris des conditions de vie et de travail (essentiellement au Niger pour les mines où AREVA est impliquée) : la prospection se poursuit dans différents pays pauvres comme le Malawi et le Kazakhstan, mais aussi, plus marginalement, en Inde, en
Namibie et même aux USA.

(2) Elle n’est pas respectueuse de l’environnement, car dès le début du cycle, elle pollue, contamine ou irradie tout ce qu’elle touche pour des périodes qui vont de quelques mois à des dizaines de milliers d’années (dans le cas des déchets).

(3) Elle n’est pas réversible. Le charbon, le pétrole, l’énergie solaire ou hydroélectrique nécessitent certes des installations qu’il faut démonter ou démanteler, mais même les centrales qui ont cessé de fonctionner depuis des dizaines d’années comme Brennilis, arrêtée en 1985, qui devait être un modèle de démantèlement, s’avère être un gouffre financier, avec une multitude de problèmes pour l’heure insolubles. Après avoir souvent changé d’avis durant les quarante dernières années on recommence à vouloir démanteler rapidement les centrales et, comme le problème du retraitement et du stockage des déchets n’est pas plus résolu qu’en 1971, on construit ICEDA à Bugey, sans informer ni les populations ni les travailleurs en passant outre à toutes les obligations légales : le tribunal administratif en première instance et en appel n’a pas pu faire moins que d’annuler la procédure, alors que le chantier était réalisé à 70% ! — Pour les déchets à très longue vie, ils iront à Bure (dans la Meuse), site qui devra tenir cent mille ans du fait du type de déchets longue durée qu’on va y enfouir. Une bonne partie des déchets qu’on y enverra sera séparée et conditionnée à Bugey, sur le site d’ICEDA.

(4) Cette énergie est difficilement contrôlable par la population et les travailleurs à cause de ses liens historiques avec l’armée, à cause de la paranoïa antiterroriste et du fait que, comme il s’agit d’un choix « national » depuis longtemps, on ne peut laisser des espions potentiels venir reluquer nos joyaux technologiques. Et puis, si les citoyens découvraient que notre belle entreprise nationale EDF, quasiment cogérée par l’Etat, des capitaux privés de tout poil et la
CGT fédération des mines et de l’énergie, est en fait une des pires en matière de recours à la sous-traitance et de mépris des conditions de travail du personnel précaire et intérimaire... Problème : sans les sous de la Caisse centrale des activités sociales (CCAS), gérée depuis 1946 par la CGT et alimentés par 1% du chiffre d’affaires EDF et GDF Suez, des milliers de postes CGT sautent et la Fête de l’huma n’est plus financée. Faut savoir ce qu’on veut, n’est-ce pas ?

(5) Cette filière industrielle n’est porteuse d’aucun avenir technologique, car ce qu’on nous prépare avec les EPR, ce n’est que la reprise en plus délirant encore de la technologie qui a lamentablement foiré avec Malville, à un prix dépassant l’entendement.

Voilà donc pourquoi Solidaires Ain réclame la sortie immédiate du nucléaire !


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mardi 20 avril 2010

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